Pour accélérer sa recherche d’emploi, un cadre nantais au chômage depuis huit mois s’affiche depuis jeudi en 4 par 3 sur un panneau publicitaire, le long d’une route fréquentée de Loire-Atlantique.
Aux grands maux, les grands remèdes. Au chômage depuis huit mois, Bernard Mauriange a décidé de faire sa propre publicité pour retrouver un emploi. Depuis jeudi, cet ex-directeur marketing opérationnel de 53 ans, s’affiche en effet en 4 par 3 sur un panneau publicitaire, sur la route de Clisson, à Vertou, au sud de Nantes (Loire-Atlantique), relate «Ouest France». Sur le panneau, on peut y lire le slogan suivant : «Directeur commercial audacieux cherche entreprise même profil», complété de son portrait géant et de son numéro de téléphone. «Il y avait un panneau publicitaire libre sur cette route très passagère. J’ai joint le propriétaire. Il a aimé ma démarche et m’a offert cet emplacement pour un mois», explique Bernard Mauriange dans le quotidien régional.
La diffusion d’une bande annonce sur Youtube
Après son licenciement économique, le quinquagénaire a été pris en charge par un cabinet de reclassement. «Vous êtes comme un produit à vendre. Il faut arriver en tête de gondole pour attirer l’acheteur», lui déclare une consultante. A l’aise et plein d’aplomb, il trouve alors très vite son ton : l’audace. Il décroche des partenaires pour imprimer des brochures qu’il envoie aux entreprises et distribue lui-même des plaquettes dans les 1ères classes des TGV. «Le regard des autres est amusant, vous avez de tout, celui qui vous prend pour un fou, celui qui s’en fout totalement, mais aussi des gens extrêmement disponible», poursuit le quinquagénaire. Amateur de «buzz marketing», Bernard Mauriance épluche les annonces pour cadre sur internet, crée son propre site et son blog . Grâce à ses partenaires, Bernard Mauriange va occuper la tête d’affiche à Vertou pour un mois. Prochaine étape, en cas d’échec : la diffusion d’une bande annonce sur Youtube.
L’initiative de Bernard Mauriange pour décrocher un emploi n’est pas sans rappeler l’opération publicitaire du perchiste Romain Mesnil, en mars dernier. A la recherche d’un sponsor, il avait dans un premier temps fait une vidéo dans laquelle il courrait nu dans les rues de Paris puis s’est mis en vente sur Ebay.
Bibendum axe sa nouvelle communication sur les économies de carburant réalisables grâce à ses pneus. Un argument qui permet aussi de justifier une politique de prix «haut de gamme».
Le graphisme est celui d’un bon film d’animation. Bibendum apparaît, avec nettement moins d’embonpoint que la première version, imaginée il y a un peu plus d’un siècle par André et Edouard Michelin, les deux frères fondateurs de la marque. Le Bibendum du XXIe siècle sauve des automobilistes victimes d’une pompe à essence qui leur prend tout leur argent en les équipant de pneus Energy Saver. Il y a deux nouveautés dans cette campagne. C’est la première fois que Michelin se lance dans un programme de communication «mondiale».
Une décision stratégique pour Michelin: «une marque mondiale doit s’exprimer mondialement», explique Claire Dorland-Clauzel, directrice de la communication et des marques du groupe.
La campagne «le bon pneu peut tout changer» a commencé cette semaine aux Etats-Unis et sera déclinée au cours de l’année prochaine dans une cinquantaine de pays, dont l’Europe, le Brésil et la Chine.
Jusqu’à présent, le groupe de Clermont-Ferrand n’avait pas vraiment eu de politique de communication appuyée sur les gains en carburant constatés par certains de ses pneus. Il faut savoir qu’environ un plein sur cinq est «pour les pneus». En fait, la résistance au roulement, née du frottement des pneus sur la route, induit une surconsommation d’environ 20%. Un phénomène que les fabricants de pneus ont du mal à éradiquer: il faut tout de même que les pneus maintiennent les véhicules sur leur trajectoire et ne se transforment pas en véritables savonnettes !
En communiquant ainsi, Michelin s’inscrit dans l’air du temps. Plus que jamais, les économies d’énergie sont d’actualité. D’ici trois ans, les consommateurs européens verront fleurir sur les pneus des étiquettes qui noteront notamment la performance énergétique des pneus. Enfin, un tel discours permet aussi au groupe de Clermont-Ferrand de justifier une politique de prix «premium». En effet, les pneus Energy Saver coûtent de 10 à 15% plus cher qu’un produit standard.
Elsa Bembaron/ Le Figaro
Une publicité en forme de conte de fée
Pour faire passer son message, Michelin utilise la forme du récit des contes de fées : “Il était une fois une ville prisonnière d’une pompe à essence démoniaque, qui se nourrissait de l’argent que les gens avaient durement gagné. Bibendum arriva, et leur rappela que de bons pneus changent tout ! Avec des pneus à efficacité énergétique en place, la grande méchante pompe à essence ne leur paraissait plus si effrayante.”
P. C.
Tous les mois, à l’initiative de l’Association pour la promotion de la presse magazine (APPM), mille Français recrutés par Harris Interactive élisent la meilleure campagne magazine parmi une quinzaine de créations sélectionnées par un jury de journalistes, publicitaires et éditeurs. Première primée par 62% des Français, la campagne pour la collection de sacs Lady Dior, avec l’actrice Marion Cotillard photographiée par Annie Leibovitz. Interview de Natacha Dzikowski, directrice de la publicité et du marketing client de Dior.
Quel était le contexte de cette campagne ?
Natacha Dzikowski. Cette annonce magazine s’inscrit dans la lignée de la campagne lancée l’hiver dernier autour de la collection de sacs Lady Dior. De fait, c’est une vraie campagne à 360°. Elle a démarré par de la presse magazine, avec Marion Cotillard au sommet de la tour Eiffel. En mars dernier est sorti un film court tourné à Paris, «The Lady noire Affair», diffusé sur le site www.ladydior.com. Il y a eu également de l’affichage, et des actions sur les réseaux sociaux comme Twitter. Après Paris et le noir, le deuxième fil conducteur de la campagne est New York et le rouge. D’où le choix, pour Lady rouge, de la photographe Annie Leibovitz. Elle a un vrai talent pour donner un ton très cinématographique à une image. Dior a une longue histoire d’amour avec le cinéma. Christian Dior habillait les grandes actrices et John Galliano continue.
Pourquoi Dior et Marion Cotillard?
N.D. Le concept de la campagne, c’est : une femme, quatre capitales. Marion est une vraie femme, une jeune trentenaire élégante, libre, pleine de vie, toujours dans l’actualité et très aimée du public. Dior a toujours été associée à des valeurs de liberté. Marion incarne parfaitement la marque.
Quelle suite allez-vous donner à cette campagne?
N.D. Une troisième annonce magazine, elle aussi signée Annie Leibovitz, sort à la fin de l’année, toujours avec Marion Cotillard. Après Paris et New York, je peux seulement vous dire que la prochaine métropole sera en Asie. Mais son nom est encore tenu secret.
Entretien : François Kermoal
Information traitée dans Stratégies Magazine n°1560
Le 11ème palmarès de la presse professionnelle, qui récompense les meilleures réalisations journalistiques et éditoriales du secteur entre juillet 2008 et juin 2009, a été proclamé lundi 5 octobre en fin de journée.
Seize prix (sur 173 dossiers déposés) ont été décernés dans 11 catégories, distinguant les publications dont le tirage est de plus ou moins 15 000 exemplaires.
Le prix du meilleur article-reportage, dans les plus de 15 000 ex., a été décerné à Stratégies pour un article titré, à propos des relations de publicitaires et de l’Afrique, « Le règne finissant des gourous blancs », et publié le 5 mars 2009.
Un autre magazine de Reed Business Information est primé, et doublement : dans la catégorie plus de 15 000 ex., Coiffure de Paris d’avril 2009 (« spécial 100 ans ») obtient le prix de la meilleure une et le numéro de juin celui de la meilleure photo. En savoir +
Pour 2010 IKEA met avant une lampe qui se recharge par le biais d’une cellule solaire. IKEA a monté une opération avec l’UNICEF qui vaut le coup puisque pour chaque lampe SUNNAN achetée IKEA en donnera une à l’UNICEF pour des enfants puissent lire aussi le soir (tout en n’ayant pas d’électricité).
On l’apprend par une dépêche de l’AFP : Twitter a récemment modifié ses statuts pour pouvoir s’ouvrir à la publicité. « Nous laissons la porte ouverte à la publicité », a annoncé le cofondateur du site de micro-blogging, Biz Stone, sur le blog de la société, sans beaucoup plus de précisions.
Les nouvelles conditions d’utilisation de Twitter stipulent que le site « pourrait intégrer des publicités, qui pourraient être ciblées sur le contenu ou l’information contenue sur son service, sur des recherches menées sur le site, ou sur d’autres informations ». « Le type et l’importance de la publicité sur Twitter sont susceptibles de changer », est-il ajouté.
Twitter a connu une croissance exponentielle ces derniers mois sans pour autant enregistrer de bénéfices. Jusqu’à présent, l’entreprise vit grâce à des dizaines de millions de dollars recueillis auprès de fonds d’investissement.
Pour le lancement du nouveau parfum féminin Ricci Ricci de Nina Ricci, l’agence Mlle Noï a imaginé une campagne dont l’héroïne est une sorte de Catwoman, incarnée par une mannequin au visage félin nommée Jessica Stam.
Le dispositif comprend des annonces presse, un habillage de la page d’accueil de Yahoo.fr le 7 septembre signé par Isobar et un spot publicitaire. Dans le film TV, réalisé par K-Roll et diffusé du 6 au 27 septembre, la minette joue avec un ruban rose sur les toits de Paris pour appâter un homme sur son balcon. Bien sûr, il s’agit là d’un film de plus, très soigné, pour un parfum, mais il a ceci d’agréable d’être pétillant et vif. La musique originale composée par Alexandre Geindre, aux inflexions proches de celle de Batman, y est peut-être pour quelque chose. On en viendrait presque à regretter qu’il soit si court: 20 secondes.
On en parle régulièrement dans ASLN, les marques savent aujourd’hui qu’une vidéo aux allures amateurs, diffusée comme ça sans explication sur une plate forme comme YouTube ou Dailymotion a toutes les chance de faire le buzz en tout cas si c’est bien fait.
Et là, force est de constater que ça sent la campagne de pub à plein nez ! Dommage car l’idée de se faire rencontrer “par hasard” Zidane et un tout jeune fan vidéaste aurait pu être très réussie. Le côté amateur est bien là. Les “trucages” sont quasi-invisibles et l’émotion est bien présente. Alors qu’est-ce qui fait qu’on n’y croit pas ? Peut-être qu’il y a trop de vidéos (4) utilisant systématiquement les même ficelles (caméra au poing, rencontre fortuite, exploit de Zidane, phrase subliminale,…). Encore une fois dommage car une seule de ces vidéos (celle du billard ?) aurait certainement suffit, les autres auraient du, à mon humble avis, exploiter d’autres ressorts. Allez, je vous les mets parce qu’elles sont quand même rigolotes ces vidéos.
Quant à la marque se trouvant à l’origine de la “campagne”, si elle reste invisible pour le moment, un petit coup d’oeil vers les sponsors de Zidane devrait s’avérer payant… Comment ça, y porte des lunettes Zizou ?
Les télévisions arabes comptent sur le ramadhan pour compenser leurs pertes
Pas moins de 60 feuilletons sont actuellement diffusés par 400 chaînes pendant ce mois, certes, sacré, mais synonyme de rude concurrence entre des chaînes qui se battent à coups de grosses productions et de grands noms pour attirer les annonceurs.
Le Ramadhan « est le mois le plus attractif pour les publicitaires », affirme au Caire le critique de télévision Adel Abbas, selon lequel le budget alloué à la publicité en Egypte est d’environ 500 millions de livres (100 millions de dollars) pour la seule période du jeûne, soit 40% du budget annuel. Selon des experts cités par le quotidien d’Abou Dhabi The National, 30 secondes de publicité coûtent en moyenne 3362 dollars pendant le Ramadhan cette année. Mais avec la crise, disent-ils, le marché de la publicité a baissé de 26% aux Emirats pendant le premier semestre 2009 et de 5% en Arabie Saoudite. « Etant donné que l’audimat pendant le Ramadhan est le plus élevé (…), les télévisions s’efforcent de générer le plus de revenus publicitaires possibles afin de renflouer leurs budgets, entamés par la crise financière mondiale », affirme le quotidien Egyptian Mail. Les grandes télévisions, comme la chaîne à capitaux saoudiens MBC 1, comptent donc sur cette période pour redresser leurs recettes publicitaires, alors qu’une heure de production, tous programmes confondus, coûte 70 000 dollars. Le magnat égyptien de la publicité Tareq Nour a même créé une chaîne qui n’existera que le temps du Ramadhan. Mais cette profusion de moyens provoque la colère de certains dans la région. Ils jugent que le petit écran fait une concurrence déloyale aux aspects spirituels du mois de jeûne musulman.
« C’est un mois consacré à l’introspection, un mois de compassion, de patience et de discipline », écrit le journal Arab News, convaincu que les feuilletons, médiatisés jusque sur d’énormes pancartes dans les rues, « vont éloigner les téléspectateurs de leur foi ». « Ce marathon frénétique et cette overdose de programmes télévisés transforment ce mois et toute sa spiritualité en un moment de distraction quelconque », renchérit un prédicateur égyptien, cité par l’Egyptian Mail. « Les auteurs de ces programmes encourent la colère de Dieu parce qu’ils distraient les musulmans de la valeur sublime du Ramadhan afin de faire des gains matériels. » « Les familles doivent passer au moins 60 heures par jour à regarder la télé si elles ne veulent pas rater les feuilletons, dont la durée est allongée par le nombre de spots publicitaires », indique le critique Achraf Bayyoumi. Pour la seizième année consécutive, MBC 1 diffuse le feuilleton saoudien à succès Tach ma Tach, qui met en scène les tribulations de deux compères s’attaquant au conservatisme de la société saoudienne. En Egypte, deux feuilletons semblent remporter la préférence du public : Ana qalbi dalili (mon cœur est mon guide), un portrait de la défunte chanteuse juive égyptienne Layla Mourad, et Matkhafouche (n’ayez pas peur), qui aborde le conflit israélo-arabe. Le célèbre feuilleton Bab al hara (la porte du quartier), qui met en scène le quotidien d’une famille damascène dans une Syrie sous mandat français, se taille aussi un franc succès, surtout chez les Palestiniens qui disent s’identifier à la lutte des héros contre l’occupation. El Watan
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